Indochine a joué devant plus de 40 000 personnes lors du Festival International de Québec. :D
- ArtiCle du Journal Le Soleil
Publié le 15 juillet 2009 à 05h00 | Mis à jour le 15 juillet 2009 à 09h19
Indochine, ou la jeunesse éternelle
La déception ne s'est jamais pointée au cours du concert d'hier, malgré des attentes élevées. Le leader d'Indochine Nicola Sirkis était touché par l'accueil reçu à Québec et il nous l'a rendu en mille.
Le Soleil, Laetitia Deconinck
(Québec) Malgré le temps très frais pour un 14 juillet et malgré le ciel qui versait quelques larmes, Indochine a attiré une des plus grosses foules du Festival d'été jusqu'ici. Environ 40 000 personnes sont venues accueillir le groupe rock français qui n'était pas venu à Québec depuis 7 ans.
Dans des rythmes et des mélodies remplis d'allégresse, la bande à Nicola Sirkis a offert en primeur et en exclusivité cet été son Meteor Tour, qui débutera en France en octobre. Il y avait donc quatre ou cinq pièces du dernier album, dont le grand succès Little Dolls, offert en début de prestation, juste après Marilyn. Impossible de résister à l'envie de danser et de chanter «Je veux vivre encore plus fort!». Le ciel aurait pu nous tomber sur la tête encore plus fort, rien ne nous aurait arrêtés.
Coeur de pirate
Après un début très énergique, Indochine a fait une petite pause tendresse avec la très douce J'ai demandé à la lune. Surprise : Coeur de pirate, dont Nicola Sirkis écoute la musique tous les jours, est venue le rejoindre sur scène. Sirkis a alors demandé à la lune que les étoiles arrivent enfin sur Québec et à défaut de les voir mardi soir, il y avait la foule pour allumer les téléphones portables et illuminer le parterre. La jeune chanteuse québécoise, un peu intimidée devant cette foule immense, a ensuite chanté en duo Le 3e sexe. Un moment très touchant.
Après, sous des éclairages électrisants, autant que les guitares, c'était encore la danse. Des titres de Paradize et d'Alice & June, quelques souvenirs comme L'aventurier ou Trois nuits par semaine, une succession de titres qui donnaient envie de
célébrer la vie, d'être heureux, de rester jeune éternellement, de communier au bonheur de la musique.
J'avais terriblement hâte et peur à la fois d'aller voir ce concert. Celui de 2006 à Montréal était si vibrant, si intense, que je craignais que rien ne puisse l'égaler. La déception ne s'est jamais pointée malgré des attentes élevées. Indochine s'est montré encore plus communicatif que la dernière fois. Sirkis était manifestement touché par l'accueil reçu à Québec et il nous l'a rendu en mille. Espérons qu'Indochine n'attende pas 7 ans pour revenir!
Bonne fête la France!
Avant Indochine, notre Pépé national a rendu un hommage vibrant à la France et à ses artistes, reprenant avec bonheur de grands succès du répertoire du pays. Pépé a relevé le défi de faire entendre La ballade des gens heureux de Gérard Lenorman à côté de chansons de Renaud ou de Niagara, dont il a repris J'ai vu. Il y avait aussi Dutronc, Julien Clerc, Joe Dassin et bien d'autres. Tout ça aurait pu paraître décousu, mais le fil, c'était le rock de Pépé. Bien des airs ont pris du tonus et un coup de jeunesse avec le guitariste et ses six musiciens. Franchement sympathique ce spectacle.
En début de programme, c'était l'occasion de découvrir le groupe français Archimède, le temps d'une petite demi-heure. Chansons qui penchent à gauche, un rock classique et très mélodique, au caractère joyeux. Mais c'était trop tôt pour parvenir à faire danser le public.